Il me berça un moment en silence, puis je m'aperçu qu'il s'était changé et que ses cheveux étaient lissés.
- Tu as osé me quitter ? L'accusai-je en effleurant le col de sa chemise propre.
- Je ne pouvais décemment pas garder les vêtements d'hier ! Qu'auraient pensé les voisins ?
Je me mis à bouder.
- Tu étais profondément endormie. Je n'ai rien loupé. Tu avais déjà parlé, ajouta-t-il avec malice.
- Qu'ai je dit ? Grognai-je.
- Que tu m'aimais.
Ses yeux dorés étaient très doux.
- Ce n'est pas un scoop.
- C'était plaisant à entendre quand même.
J'enfouis mon visage dans son épaule.
- Je t'aime, chuchotais-je.
- Tu es ma vie, désormais, répondit-il tout simplement.